Devès de Reynaud (Aven du)

Saint-Remèze (Ardèche - FR - France)
44.382317,4.494724
Longueur 200m Profondeur 56m
Grottocenter / carte

Description

Description générale

BTH - 29/10/2025

Son ouverture d'entrée atteint les dimensions de 7 mètres sur 5 mètres. Cet orifice donne accès à un puits de 36 mètres de hauteur s’ouvrant sur une salle de grandes dimensions, la « salle principale », dont le sol est constitué de gélifracts. Un second puits de 13 mètres donne accès à une salle complètement obstruée au point bas de la cavité, à -58 m. Depuis la salle principale, une galerie remontante donne accès à une salle dont le plafond est percé d’une cheminée aveugle. Source : * CHATPFE, "Approche historique de l’aven du Devès de Reynaud" : www.chatpfe.com/approche-historique-de-laven-du-de… * Photo de JYB, Wikimedia Commons : commons.wikimedia.org/wiki/File:Deves_de_Reynaud_P… * Vidéo de Mani Style : www.youtube.com/watch?v=eTS_jT6Py6U

Histoire

C’est E.-A. Martel (1894) qui mentionne pour la première fois la descente du puits de l’aven du Devès de Reynaud. D’après ses écrits, Ollier de Marichard, préhistorien ardéchois connu pour ses découvertes archéologiques et ses explorations des cavités de l’Ardèche (Tscherter et Paillole 2006), y serait descendu dans les années 1880 (Martel 1894). À cette époque, l’aven est appelé « abîme du Devès de Reynaud » par Martel. Au cours des années suivant cette première exploration, la cavité fut parfois appelée « aven du Devez » ou « puits de St-Remèze » (Balazuc et al. 1986). Les cahiers d’entrées du Musée de Lyon du 19ème siècle mentionnent, quant à eux, « l’aven de St-Remèze ». Chiron (instituteur, préhistorien ardéchois et découvreur des gravures de la grotte Chabot en 1876), Madier (entrepreneur de Saint-Remèze), Parceint (ou encore « Parcin » ou « Parcint » selon les écrits) et Gaillard (directeur du Musée de Lyon de 1909 à 1939) sont, avec Ollier de Marichard, les personnages le plus souvent cités en lien avec la collecte d’ossements au sein de la cavité au 19ème siècle (Balazuc 1956, 1986). C’est également au cours de cette seconde moitié du 19ème siècle qu’il est fait mention d’une exploitation de la cavité pour ses ressources en phosphates. En 1901, Chantre fait la première analyse du contexte géologique, sédimentologique, historique et paléontologique de l’aven (Chantre 1901). Au niveau sédimentologique, il fait mention de limons de ruissellements et suggère que les animaux soient tombés accidentellement ou que les cadavres aient été apportés par des cours d’eaux locaux et non torrentiels. Il note que certains squelettes sont en connexion anatomique et que peu de traces de charriages sont visibles. Au cours du 20ème siècle et à la suite du développement de la spéléologie, la cavité fut explorée à de multiples reprises. À partir des années 1970, la présence de dépôts noirs dans la stratigraphie dégagée par les phosphatiers attira l’attention des scientifiques. Ce fut le début de l’étude des téphras de l’aven du Devès de Reynaud (Debard 1997). Source : * CHATPFE, "Approche historique de l’aven du Devès de Reynaud" : www.chatpfe.com/approche-historique-de-laven-du-de… BTH - 29/10/2025

Cavités proche

Distance (km)NomLongueur (m)Profondeur (m)
1.4Faux Marzal (Aven du)190
1.9Double - Entrée Nord (Aven)31336
1.9Marzal (Aven-grotte)100
2.1Usdemilo (Aven)3530
2.1Centura (Aven de)46082
2.2Reynaud (Aven)200110
2.4Double - Entrée Sud (Aven)31336
2.7Richard (Aven)29
3.2Vigne Close (Aven de la) [doublon de #98963, à fusionner]750186