Cannac-Airolles (traversée)
Airolles (Trou)
43.348865,2.455155
Location
Traverser le village de Villeneuve-Minervois et prendre la direction de Cabrespine. A environ 3,9 km de Villeneuve, après de nombreux virages, les gorges s'élargissent enfin et le paysage est dominé à cet endroit par le pic calcaire du Roc d'Agnel. Se garer au niveau d'un petit pont. Il y a à gauche une vigne, et à droite une plantation de cerisiers. Descendre dans le ruisseau à sec que l'on remonte sur 350 mètres. Là, le talweg se transforme en petite gorge. Juste avant d'arriver à une marmite d'érosion qu'il faudrait escalader, monter sur une dalle déclive, grimper sur une marche, puis suivre une sente assez raide que nous avons ouverte et qui vous mènera à l'entrée du Trou Airolles .
Description
Description détaillée
L'entrée du trou Airolles débute par un boyau horizontal de 4 mètres donnant sur une diaclase étroite et râpeuse de 6 mètres de profondeur. Au bas de la diaclase, après une étroiture en S, se présente un conduit dynamité de 8 mètres de long débouchant dans une petite salle de 5 mètres de large à -105 m. La suite se trouve sur la gauche où une galerie de 17 mètres suivie d'un boyau permet de prendre pied dans une galerie spacieuse à -106 m. La galerie se poursuit vers le nord, et permet d'atteindre la salle des Perles, joliment concrétionnée, recevant deux cheminées dont l'une reste à explorer. Un peu plus loin la galerie se divise en deux : - à droite, après une courte descente, on se retrouve à l'extrémité sud de la galerie des Faux Planchers qui sera décrite ultérieurement; - à gauche, la galerie débouche dans une grande diaclase chaotique qui débute par une petite descente suivie d'une remontée de 3 mètres au sommet de laquelle arrive le P41 menant au réseau supérieur à - 104 m. Au bas de cette remontée, derrière quelques blocs, démarre une galerie discrète et relativement aisée, à l'extrémité de laquelle une lucarne circulaire débouche à la perpendiculaire d'une galerie sur fracture de direction nord/sud. Vers le nord la galerie se prolonge de 30 mètres et bute sur un boyau ensablé précédé d'un ressaut creusé dans le remplissage. L'extrémité de la salle descend vers le nord-est et débouche sur une galerie parallèle à la grande salle après une longue descente le long d'une coulée concrétionnée. De là, deux directions sont possibles, l'une vers le nord, l'autre vers le sud : - vers le sud, après avoir désescaladé un ressaut de 3 mètres, on s'installe dans une galerie spacieuse de 40 mètres de long s'amenuisant jusqu'à se pincer dans un lit de sable à -105 m. Quelques mètres avant, sur la droite, un passage en hauteur donne sur un conduit bas et tectonique de 20 mètres de long, ponctué d' étroitures ; sur la gauche, on peut atteindre la galerie des Faux Planchers par deux passages étroits, après avoir traversé la galerie sur toute sa largeur. En plafond, démarre une cheminée concrétionnée qui, au bout de 6 mètres, se divise en deux réseaux de conduites forcées dont l'une remonte de 16 mètres et l'autre descend légèrement pour atteindre un point bas glaiseux avant de remonter de 10 mètres sur une coulée de calcite très raide. - en remontant vers le nord, on atteint l'extrémité de la Galerie des Faux Planchers où se trouve un lac temporaire pouvant se mettre en charge pendant les périodes humides, à -113 m. La galerie des Faux Planchers se poursuit vers le sud, avant de se décaler légèrement vers l'est, marquée à cet endroit d'un bel élargissement concrétionné. Sur la gauche, une courte galerie basse, couverte de choux-fleurs, recoupe à la perpendiculaire une galerie de 15 mètres garnie de très beaux gours. Une dizaine de mètres avant sa fin, une reptation sur la gauche amène sur un siphon temporaire après une fissure de deux mètres ... Derrière le siphon, on arrive à un carrefour. Tout droit, une galerie remontante s'amenuise sur un remplissage terreux avant de se pincer. Sur la droite, un petit conduit déclive donne au sommet d'un méandre impénétrable marquant le point bas de la cavité à -123 m où se jette l'actif temporaire de la galerie des Faux Planchers (non topographié). Revenons dans cette dernière, 10 mètres avant le fond, un passage bas sur la droite, perpendiculaire à la galerie, amène au bas d'un conduit remontant et terreux qui rejoint la salle des Perles à -106 m. La galerie des Faux Planchers, légèrement descendante, se prolonge, rectiligne, vers le sud, occupée par endroits par de magnifiques faux planchers ornés de fistuleuses ; 100 mètres plus loin, elle se termine sur un remplissage terreux.
History
Découverte d'un trou souffleur le 30 septembre 1989 sur une crête ; c'est le trou Cannac. Plusieurs séances de dynamitage plus tard, nous arrivons à -50 m dans une belle galerie ( 5 à 10 m de large, 2 à 20 m de haut). Il y a de nombreux diverticules, mais tout semble s'arrêter. Le courant d'air provient d'une trémie, le doute s'installe. Les nombreux trajets que nous faisons pour aller "travailler" sur le trou nous permettent de prospecter idéalement le flanc broussailleux. Nous trouvons une entrée qui souffle autant que celle du Cannac aspire et qui s'ouvre 93 mètres plus bas ; c'est le trou Airolles. Vous imaginez le reste : groupe électrogène, perforateurs, nombreux dynamitages. Après un parcours étroit d'une vingtaine de mètres, nous arrivons devant une fissure encore plus étroite. Malheureusement, c'est de là que vient le courant d'air. Tant pis, quand il faut, il faut, on ouvre en descendant 6 mètres de plus. Mais là les gaz stagnent et le courant d'air semble venir du haut, à travers de petites fissures. On abandonne. Après une courte période de bouderie, nous retournons voir la trémie du Cannac. Plusieurs séances musclées seront encore nécessaires pour progresser de près de 80 mètres entre paroi et trémie. Enfin, nous arrivons en haut d'une grande diaclase oblique que nous descendons sur 40 mètres le 28 avril 1990. Nos efforts seront récompensés. Nous parcourons un vaste ensemble de petites et grandes galeries qui semblent graviter autour d'une grande salle. Le courant d'air est retrouvé, il s'engouffre par un petit trou dans une paroi. Le 29 avril 1990, rendez-vous est fixé. A. Capdeville attend dans le trou Airolles pendant qu'une autre équipe dynamite le trou souffleur. Rapidement, la jonction à la voix est faite. Puis, quelques étroitures plus loin, nous avons la joie de voir notre ami. Il se trouve à 3 mètres de nous, dans la fameuse diaclase d'Airolles que nous avions abandonnée. Le 1er mai 1990, une quinzaine de personnes se retrouvent dans le ruisseau du Remol et 2 équipes se forment. Un groupe descend dans le trou par le Cannac, l'autre tire la ligne électrique dans le trou Airolles. Le matériel est passé à l'aide d'une longue perche, et 3 h plus tard, la jonction est effective.
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