Berger-Fromagère (réseau)
Œil-du-Lapin (Grotte de l')
45.226966,5.604491
Location
L'accès à l'Œil du Lapin se fait par une vire confortable, mais il est conseillé de ne pas glisser... La "marche" sous-jacente accusant quand même plusieurs dizaines de mètres ! Un passage scabreux a été équipé d'une main courante. Une remontée de 21 mètres depuis la vire donne accès au porche de la cavité qui est un belvédère superbe sur la vallée de l'Isère. Deux accès à cette vire sont possibles, soit à partir de la cuvette de la Sure, soit à partir du tunnel du Mortier. 1 - Depuis la cuvette de la Sure : Il faut se diriger au nord du S16. À ce niveau, il est possible d'emprunter une vire quasiment sous le sommet. Descendre au bout de celle-ci un premier jet de 30 mètres. On prend pied alors sur une grande vire pentue et boisée. Descendre la ligne de plus grande pente. L'équipement Spit est sur la gauche et l'on descend un jet de 70 mètres fractionné dans le haut. On prend pied sur une vire que l'on suit vers le sud presque jusqu'au bout. Le porche de la cavité se devine une vingtaine de mètres au dessus. 2 - Depuis le tunnel du Mortier : Il suffit de longer la base des falaises et d'aller au pied de la cuvette de la Sure. Il faut aller au point le plus haut de l'éboulis. Une petite escalade permet de prendre pied sur la fameuse vire. Source : * Bernard Faure (SGCAF), « L'Œil-du-lapin - Huitième entrée du gouffre Berger », in Scialet : bulletin du Comité départemental de spéléologie de l’Isère (CDS 38), Grenoble, no 27, 1998, 162 pages (papier) ou 167 pages (scan), pages 11 & 12 (papier) ou 12 & 13 (scan) : cds38.org/wp/wp-content/uploads/2020/10/scialet-27…
Description
Description de l'Œil-du-Lapin en 1998
De l'entrée (voir son accès ci-dessus), deux beaux méandres s'enfoncent dans la falaise. Ceux-ci sont larges d'un mètre cinquante pour quatre à huit mètres de hauteur. Tous deux convergent vers le puits du Matterhorn. Celui de gauche permet la descente directe P 47 + P30. Pour notre part, nous utilisons celui de droite qui a été celui de l'escalade. Le P 47 est magnifique, il fait 6 mètres de diamètre à sa base. L'escalade de ce puits faite par Eric est très propre mais présente quelques passages délicats et surplombants. Au bas du P 47, un système de puits (P 30 + P 15) permet d'accéder à une galerie jonctionnant avec la galerie du Lapin qui Marche, mais présentant des étroitures. De plus, le passage en bas du P 15 est humainement infranchissable dans l'état actuel... et ceci sur 50 cm. Un tir en viendrait facilement à bout, mais l'intérêt étant nul, les choses en resteront là (en 1998)... Revenons à la base du P 47. Un superbe méandre de 25 mètres et de dimensions analogues à ceux eп dessus bascule dans une série de puits creusés à la faveur d'une fracture d'orientation nord. Nous dévalons un P 12 et un P 10 formant une salle en dôme. La largeur à la base du P 10 est de 8 mètres. Au delà, nous descendons un éboulis pentu encombré de gros blocs instables dominant un P 13 de bonnes dimensions qui n'est autre que celui où nous nous étions arrêtés en septembre 97. Le fort courant d'air qui balaye la galerie du Lapin qui Marche ne nous avait pas menti... la jonction avec la falaise réalise ainsi une belle traversée. En 1998, nous avons rajouté 515 mètres de première, ce qui donne à ce jour (1998), pour le réseau de la Sure, un développement de 4875 mètres. En ce qui concerne 1999, l'effort principal dans ce réseau sera porté sur le siphon amont où une plongée est envisagée pour le mois de juin... en dehors d'éventuels prolongements dans l'extrême amont, le réseau a été bien fouillé et les possibilités d'extension réduites. En ce qui concerne la traversée scialet du Cheval Vapeur - Œil du Lapin, elle n'a pas été équipée, mais cela ne pose aucun problème technique... il suffit de mettre les plaquettes ! Source : * Bernard Faure (SGCAF), « L'Œil-du-lapin - Huitième entrée du gouffre Berger », in Scialet : bulletin du Comité départemental de spéléologie de l’Isère (CDS 38), Grenoble, no 27, 1998, 162 pages (papier) ou 167 pages (scan), page 12 (papier) ou 13 (scan) : cds38.org/wp/wp-content/uploads/2020/10/scialet-27…
History
Historique des explorations en 1998 21 juillet 1998 : Avec Christophe Arnoult, nous attaquons la remontée des puits avec la perfo à accus. Nous remontons le P 13 et le P 10 et nous fusillons pas mal de spits car ne nous ne sommes pas des superman en escalade ! TPST 10 h1/4. 18 août 1998 : Seul, je remonte le P 12 et m'arrête au pied d'un grand puits remontant. Je descends en partie un P 30, mais la corde qui me reste est un peu courte pour toucher le fond. 29 août 1998 : Avec Éric Laroche-Joubert et Christophe Arnoult, nous allons au pied du grand puits. En un peu plus de trois heures, Eric remonte le puits. Nous le rejoignons. 30 mètres plus loin, au bout de la galerie nous débouchons à l'air libre. Nous équipons la falaise et nous faisons la première traversée S16 - Œil du Lapin. Nous remontons par la draye des Communaux. 2 septembre 1998 : Seul, je descends au bas du P 47 et fais l'exploration des puits. Je descends notamment un P 30 et un P 15 qui permettent la jonction aveс une galerie annexe menant à la galerie du Lapin qui Marche. 13 septembre 1998 : Avec le club, nous devions faire une traversée collective S 16 - Œil du Lapin. Devant les importantes chutes de pluie, nous nous replions sur une visite de l'Œil du Lapin... Nous ne ferons que la moitié du parcours dans la galerie, celle-ci étant transformée en galerie du Lapin qui Nage ! Sortie sous une tempête de neige. 6 octobre 1998 : Avec Thierry Ferrand, topographie et compléments d'exploration. La galerie est toujours aquatique. 15 octobre 1998 : Avec Thierry Ferrand, nous déséquipons le P 16 de -200 à la surface. L'accès au siphon amont se fait maintenant par l'Œil du Lapin, ce parcours ne comportant aucune étroiture ! 7 novembre 1998 : Seul, je fais une dernière incursion, mais la galerie est encore dans l'eau. Par la suite, les grosses chutes de neige stopperont pour l'hiver les explorations. Source : * Bernard Faure (SGCAF), « L'Œil-du-lapin - Huitième entrée du gouffre Berger », in Scialet : bulletin du Comité départemental de spéléologie de l’Isère (CDS 38), Grenoble, no 27, 1998, 162 pages (papier) ou 167 pages (scan), page 11 (papier) ou 12 (scan) : cds38.org/wp/wp-content/uploads/2020/10/scialet-27…
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| 0.2 | S 020 [S 20] | 20 | |
| 0.2 | P 26 | 26 | 26 |
| 0.2 | S 026 [S 26] | 10 |