La Planasse
La Planasse n°2 (Aven de)
44.071942,1.777798
Location
ATTENTION : Confusion possible entre les fiches des entrées n°1 et n°2. Merci aux connaisseurs de ce réseau de bien vouloir corriger si nécessaire. L’entrée de la cavité est située en contrebas de la route départementale 33, de Vaour à Penne, dans la courbe d’un tournant au bas d’un petit cirque rocheux, au lieu dit la Planasse. Il s’agit en fait de la perte du ruisseau « Del Merlié » qui absorbe les eaux par fortes pluies. Elle est busée sur 1,50 mètre et protégée par une grille. Source : * Archéo-Spéléo-Club Albigeois, "Aven de la Planasse", in SpeleOc, revue des Spéléologues du Grand Sud-Ouest, N°91 - 3ème trimestre 2001 - N° ISSN / 0241-4104, pages 4-11: csr-occitanie.fr/wp-content/uploads/2020/12/speleo…
Description
Contexte géologique
L’aven s’ouvre sur le versant nord du massif de la Grésigne dans les calcaires de l’Hettangien Sinémurien. Tectoniquement, le réseau s’est formé grâce à la présence d’une faille orientée nord 25° et c’est la direction principale de la cavité. Dans la rivière, une série de cassures orientées est-ouest (presque perpendiculaires à la faille initiale) provoque des changements d’orientation du réseau. Plus intéressant, l’orientation générale suit la zone broyée jusqu’au dolmen de Vaour. Cet « accident du dolmen de Vaour » a été signalé par A. Péron en 1873, interprété par plusieurs géologues dont Bernard Gèze en 1954, et porté sur la carte géologique de Montauban en 1949 (réf : Doctorat de géologie structurale, Christian Dauch, 1988). Particularité géologique : le plafond de la salle Jean Lautier est constitué par une sorte de conglomérat avec la présence d’énormes blocs liés entre eux par un ciment calcaire. Il s’agit certainement d’un paléokarst comblé par des dépôts détritiques qui a fonctionné à nouveau, la rivière ayant vidé la galerie d’une partie de son remplissage. Source : * Archéo-Spéléo-Club Albigeois, "Aven de la Planasse", in SpeleOc, revue des Spéléologues du Grand Sud-Ouest, N°91 - 3ème trimestre 2001 - N° ISSN / 0241-4104, pages 4-11: csr-occitanie.fr/wp-content/uploads/2020/12/speleo…
Description détaillée du réseau principal
La partie artificiellement agrandie débouche à – 4 m sur une étroiture qui est le sommet d’un puits de 6 mètres suivi d’un puits de 10 mètres. Il ne faut pas arriver au fond de celui-ci mais penduler pour accéder à une galerie qui mène à une vire traversant l’accès à l’ancien réseau. De l’autre côté, un ressaut incliné donne accès au sommet d’un beau puits de 17 mètres de profondeur, suivi, après un rétrécissement, d’un puits de 13 mètres très corrodé. Nous arrivons à la Salle à Manger à –62 m, dont on ne peut que remarquer l’aménagement du sol grâce à nos seaux de gravats. De la salle à manger jusqu’au « Tunnel », il y a 25 mètres à faire en désescalade tout en observant le travail de désobstruction au passage. Ensuite, c’est le fameux « Tunnel » artificiel ou « Pas de l’Utopie », débouchant sur un puits de 36 mètres de profondeur, confortable, qui arrive sur une rivière qui n’est en fait qu’un affluent. Celui-ci a pu être remonté en période d’étiage sur plus de 600 mètres après le passage de huit voûtes mouillantes. Il se termine d’un côté sur un siphon et de l’autre sur une belle salle ovoïde concrétionnée dans sa partie calcaire, l’autre partie étant carrément dans du grès. C’est le réseau Amphibien. Vers l’aval, il faut se baisser un peu puis ramper sur une dizaine de mètres avant d’arriver dans la galerie spacieuse. De droite, arrive la rivière principale que l’on remonte sur 500 mètres après quelques passages aquatiques. C’est dans cette partie que se trouve la salle Jean Lautier, de dimensions forts respectables (180 m x 30 m x 20 m) et bien concrétionnée. Arrêt sur un siphon bas avec une épaisseur importante de graviers et d’alluvions au sol. Un autre siphon, rive droite avant l’entrée de la salle, alimente lui aussi la rivière. Retour au confluent pour continuer vers l’aval. D’abord, la rivière que l’on parcourt sur 300 mètres, avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses, au milieu de belles coulées blanches. Une centaine de mètres après, un passage bas nécessitant un bain et siphonnant lors de grosses pluies; la rivière se perd en période d’étiage sur la gauche (impénétrable et vite saturé). Nous continuons vers le fond dans une galerie imposante, en conduite forcée sur 900 mètres environ. La pente est faible et, après une mise en charge, l’eau y reste assez longtemps. La progression se fait toujours ensuite dans l’eau, mais entre deux parois tapies d’argile, avant de découvrir la « Dune du Pilat ». Cette montagne, mélange de sable et d’argile, mesure 30 mètres de long pour une largeur de 15 mètres et une hauteur moyenne de 6,50 mètres, soit pratiquement 3000 mètres cubes d’argile, de quoi faire le bonheur d’une génération de potiers. Toute la partie aval sera nommée réseau Calmettes, en souvenir de Jacques Calmettes, membre du club, disparu trop tôt en 1989 à l’âge de 20 ans. Ensuite, après quelques escalades glissantes et exposées et un ressaut à équiper, nous arrivons au premier siphon aval. Nous sommes à 1,5 kilomètre du fond des puits. Ce premier siphon aval est plongé le 5 juillet 1999 par notre plongeur. Le siphon ne fait que 30 mètres de long pour une profondeur de 2 à 3 mètres. Ensuite, il découvre une belle salle de décantation avec encore une grande dune d’argile. Source : * Archéo-Spéléo-Club Albigeois, "Aven de la Planasse", in SpeleOc, revue des Spéléologues du Grand Sud-Ouest, N°91 - 3ème trimestre 2001 - N° ISSN / 0241-4104, pages 4-11: csr-occitanie.fr/wp-content/uploads/2020/12/speleo…
Documents
Bibliographie de la fiche entrée Grottocenter #24359 : "La Planasse n°2 (Aven de)" 02/12/2010- * Archéo-Spéléo-Club Albigeois, "Aven de la Planasse", in SpeleOc, revue des Spéléologues du Grand Sud-Ouest, numéro 91 - 3ème trimestre 2001 - N° ISSN / 0241-4104, pages 4-11: csr-occitanie.fr/wp-content/uploads/2020/12/speleo…
History
Les désobstructions A l’origine, Paul Mazaleyrat qui est, à 80 ans passés, le vétéran du club, signale lors de ses campagnes de prospection, un petit trou d’où sort un violent courant d’air. C’était en 1969. Les premières désobstructions commencent en 1977. Après plusieurs séances, la côte –52 m est atteinte le 17 février 1980, et un premier article est publié (Yves Bousquet, Travaux et Recherches N° 16). Les travaux continuent, mais avec plus ou moins d’enthousiasme, car d’une part la tâche n’est pas facile à cause de l’argile, et d’autre part le club découvre et explore de nouvelles cavités sur le Causse d’Anglars. Les désobstructions reprennent en 1983, mais sont à nouveau interrompues pour reprendre en 1986, où la découverte d’un nouveau réseau agrémenté d’un fort courant d’air à la côte –76m ne peut que nous motiver. C’est en 1992, qui sera une année forte pour la Planasse, que la côte –90 m est atteinte et c’est le début du « Tunnel », méandre très étroit d’où sort un violent courant d’air qui est le guide de nos espoir et au bout duquel nous ne soupçonnions pas une aussi belle première quelques années plus tard. Malgré cela, en 1993 et 1994, l’ASCA travaille surtout sur le Ravin de Laussière avec l’espoir de trouver un regard sur l’alimentation du gourp de Féneyrols, lequel est peut être en rapport avec la Planasse (ce qui sera d’ailleurs confirmé par la coloration de janvier 2001). Les travaux reprennent sérieusement à partir d’octobre 1994 et début 1995, avec d’importantes désobstructions et des étais pour maintenir les déblais. C’est alors que face aux difficultés des travaux sur un weekend, le club organise un camp d’une semaine, qui aura lieu chaque année à période fixe, à savoir la dernière semaine du mois d’août. D’autres clubs y participent (EST, Abîmes, OURS, CRES Mérignac). Les deux premiers camps, en 1996 et19 97, permettent d’avancer considérablement la désobstruction malgré le problème du stockage des déblais. Les travaux sont difficiles et contraignants mais le fort courant d’air sortant de la fissure que l’on suit, l’eau qui y circule et l’écho que l’on perçoit sont des indices prometteurs. Un visionnage avec la caméra SAIVE ainsi que des analyses de C02 viendront aussi étayer nos théories (merci Toto). Peu après le deuxième camp, il y a eu une journée mémorable où plus de 100 seaux de gravats seront remontés depuis le début du « Tunnel » jusqu’à la « Salle à Manger » sur plus de 20 mètres d’étroitures et de petites verticales. Le troisième camp débute le 20 août 1998 avec le rééquipement de la cavité et, le mercredi 26 août 98 ça passe enfin, après avoir creusé le méandre sur 24 mètres. Un puits de 36 mètres nous dépose directement sur la rivière, et là, c’est pratiquement 2800 mètres de réseau à une profondeur de 135 mètres qui sont découverts et explorés. Source : * Archéo-Spéléo-Club Albigeois, "Aven de la Planasse", in SpeleOc, revue des Spéléologues du Grand Sud-Ouest, N°91 - 3ème trimestre 2001 - N° ISSN / 0241-4104, pages 4-11: csr-occitanie.fr/wp-content/uploads/2020/12/speleo…
Les explorations Pendant deux ans, le club a cherché en vain des galeries fossiles en escaladant et en remontant les puits donnant sur la rivière. Peu avant le siphon aval, un réseau a été exploré sur une centaine de mètres. Son nom, le Grand Cloaque, économise une description précise. Le quatrième camp n’a pas permis de grosses découvertes. Des essais avec des fumigènes se sont fait. Un exutoire du courant d’air sera trouvé dans le ruisseau de la Fage, au Trou de la Science, mais le travail de désobstruction est énorme. Seule une escalade, à la moitié du réseau, a permis de découvrir une galerie fossile baptisée le Réseau Postal, qui remonte vers la surface. Le 26 mars 2000, un repérage radio BPS est fait avec Daniel Valade, du SCLQ, un spécialiste de ce système. Celui-ci confirme, un, la monstruosité des travaux au trou de la Science, et deux, que le Réseau Postal n’est qu’à 11 mètres de la surface. C’est donc là qu’il faut passer. Ce sera l’Aven de Roque Noval (nom cadastral du ruisseau de la Fage). Un courant d’air avait déjà été repéré et « gratté » à proximité en 1988 et 1992. La topographie a été réalisée avec un logiciel « VTOPO », et un logiciel de dessin « Designer ». Elle a permis, par superposition de « couches » de faire apparaître le quadrillage Lambert, les galeries, les points topos, ainsi que les détails. Source : * Archéo-Spéléo-Club Albigeois, "Aven de la Planasse", in SpeleOc, revue des Spéléologues du Grand Sud-Ouest, N°91 - 3ème trimestre 2001 - N° ISSN / 0241-4104, pages 4-11: csr-occitanie.fr/wp-content/uploads/2020/12/speleo…
Other entrances in this network
| Distance (km) | Name |
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| 0.0 | Roque Noval (Aven de) |
| 0.6 | La Planasse n°1 (Aven de) |
Caves nearby
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| 0.0 | Roque Noval (Aven de) | 5109 | 136 |
| 0.6 | La Planasse n°1 (Aven de) | 5109 | 136 |
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