Roumégoux (Émergence de)

Théminettes (Lot - FR - France)
44.726094,1.850550
Length 50m Depth 22m
Grottocenter / carte

Location

Cette perte qui s'ouvre au pied de la D38, à environ 1 km au nord de Théminettes, absorbe en totalité les eaux d'un ruisselet temporaire, issu des hauteurs de Frioulens-Haut, qui concourt à alimenter L'Ouysse souterraine en amont de Flaujac,en grossissant rive droite le ruisseau perdu à Théminettes. Quelques pertes de lit dans la prairie précèdent un petit front de falaise (calcaires dolomitiques du Bajocien inférieur) dans lequel un porche préfigurait l'amorce d'une galerie malheureusement comblée par de gros blocs à une époque assez proche. CDS 46 - 12/12/2013

History

Au début des années 1970, Lesur et Rasseneur avaient commencé la désobstruction de ces blocs qui occultent l'amorce d'une galerie et espéraient trouver le collecteur souterrain des eaux disparues dans la prairie (cf. supra). A l'automne 1977, le S.C. du Causse crut voir dans cette perte l'amont de la galerie bouchée de l'igue des Négriers qu'il venait d'explorer... Quelques uns de ses membres entreprirent de gros travaux de déblayage, descendirent entre les blocs sur une quinzaine de mètres et découvrirent une galerie large et basse parcourue par le filet d'eau infiltré a l'extérieur. Ils suivirent cette galerie établie entièrement dans des calcaires marneux et friables de l'Aalénien (puissance ici d'envrion 10 mètres) suivant la direction du pendage (décollements des strates donnant des sections de galeries étirées dans le sens horizontal) sur à peu près 150 mètres jusqu'à un petit plan tangent à la voûte concrétionnée et alimenté uniquement par une coulée. Par contre, le ruisselet disparaît aux deux tiers du parcours sous la paroi sud dans un remplissage de galets entaillé d'un petit chenal impénétrable. A proximité, une galerie d'une cinquantaine de mètres remonte vers le nord-est. Elle est colmatée par des dépôts limoneux et argileux, entaillés dans la partie explorable par un chenal en V. Des traces d'animaux ainsi que des coquilles vides d’œufs attestent la relation avec quelques passages vers l'extérieur et donc d'une seconde entrée colmatée et abandonnée actuellement par les eaux. On remarque au début de cette galerie un magnifique exemple de strate, constituant le plafond, en voie de décollement. En février 1978, avec Héreil, nous avons mis un peu de fluorescéine dans la perte qui absorbait environ 1 litre/seconde. Le colorant est ressorti 10 minutes après dans la galerie souterraine au débouché des blocs de la zone d'entrée. Le 19 mars 1979, avec Péjout, nous avons effectué une seconde visite. En prenant des prises de vue dans le plan d'eau terminal, nous avons remarqué une continuation possible entre l'eau et le plafond séparés à peine d'une dizaine de centimètres. La face collée au plafond dans la mince tranche d'air disponible, le reste du corps étant allongé entièrement dans l'eau, Péjout a entrepris une difficile désobstruction latérale de quelques concrétions et gours, qui interdisaient le passage. Au bout de 3 mètres, il put se redresser dans un élargissement de la galerie retrouvée. L'ayant rejoint, nous dévalâmes une grande coulée stalagmitique (alimentée par le plan d'eau) et découvrîmes des prolongements nouveaux : * Vers le sud-est un tronçon de galerie dans l'Aalénien (10 m x 10 m), contenant un épais remplissage (argiles et limons) surmonté de quelques dépôts stalagmitiques avec petits soutirages en relation avec le drainage actuel, qui correspond à la continuation de la galerie principale. * Vers l'ouest, au pied de la coulée, au point le plus bas, un regard (contact Aalénien-Toarcien) donne accès à une petite galerie affluente (débit 2 litres/seconde) basse, de section elliptique et présentant la particularité d'être entièrement creusée dans les marnes bleues du Toarcien (quelques placages de graviers par ci par là). La progression vers l'amont s'effectue à "quatre pattes" dans l'eau pendant une cinquantaine de mètres jusqu'à un petit siphon probablement impénétrable, et le moindre raclage dés parois détache aussitôt des morceaux de la roche encaissante... Vers l'aval la galerie siphonne immédiatement (conduit noyé fort étroit) et doit rejoindre l'écoulement souterrain de la perte, sur sa rive droite. Le collecteur étant vraisemblablement dans le même banc marneux, une continuation à ce niveau semble aléatoire. L'origine de cet affluent devrait être recherchée dans ces légères dépressions établies au contact Aalénien-Toarcien et visibles entre les D38 et N681. CDS 46 - 12/12/2013

Caves nearby

Distance (km)NameLength (m)Depth (m)
0.1Roumégoux (Perte de)15023
0.6Négriers (Igue des)11525
1.6Mouline (Perte de la)
1.6Hugues (Igue)
1.6Théminettes Aval (Perte de)
1.7Béchou (Perte du) [Bechou]
2.4Cloups de Teulou (Igue des)17452
2.7Roucadour n°2 (Grotte de)256
3.1Nivernais (Igue des)37